Mardi 2 février 2010 à 19:13

Lectrice de paris 3, écris moi.

Publié par milkamaniac

Lundi 8 juin 2009 à 20:15

C'est tellement bizarre et triste de revenir ici.

Il n'y a pas longtemps, juste avant de m'endormir j'ai pensé à la première phrase. Ce n'était pas la première fois, je pense toujours à la première phrase en regardant mon mur à travers le noir de ma chambre, je pense à de belles suites de mots, à des conclusions, je comprends certaines choses et je fais de nouvelles associations. J'avance, mais j'oublie, j'oublie toujours ou plutôt je me souviens que je m'en suis souvenue un instant en ouvrant les yeux, et puis c'est tout ce qu'il m'en reste. C'est comme voir le brouillard au loin et penser que tout ce blanc est tellement dense qu'on doit le sentir entre ses doigts avant de faire quelque pas et de voir le brouillard encore plus loin, qui s'éloigne plus j'avance, les mains écartées pour le recueillir et la tête un peu levée pour le sentir. Et puis au bout d'un long moment on se retrouve dans la lumière, on se retourne et le brouillard est loin derrière, et on passe le pouce entre ses doigts pour mesurer combien ils n'entourent que du vide. Mais aujourd'hui, je me souviens de la première phrase. Je pense l'écrire ailleurs, un jour. En attendant j'aime bien regarder mes mains et me souvenir du moment où elles ont retenu un petit morceau brumeux.

Aujourd'hui j'ai 21 ans, je suis composée à 95% de Clément et si je ne reviens pas c'est parce que finalement, j'avais raison de rester assise sur ce banc.

Publié par milkamaniac

Mardi 24 mars 2009 à 18:13

Bonjour,
Tout va disparaître.

Publié par milkamaniac

Mercredi 5 novembre 2008 à 21:29


"And I thought of that old joke, you know this guy goes to a psychiatrist and says, “Doc, my brother's crazy, he thinks he's a chicken.” and the doctor says, “Well, why don't you turn him in?” The guy says, “I would, but I need the eggs.” Well, I guess that's pretty much now how I feel about relationships; they're totally irrational, and crazy, and absurd, but I guess we keep goin' through it because most of us… need the eggs. "

Publié par milkamaniac

Mercredi 5 novembre 2008 à 2:21

Au moment où il était 18h45 et où la cour était comme regardée à travers du coca cola. Il y avait cette odeur d'hiver, celle de la peau qui a eu froid et se réchauffe, celle de la pierre un peu gelée. Au moment où j'ai relevé la tête de mon livre sur William Blake, ajusté mon écharpe et fait grincer la vieille chaise en bois sous les lumières des fenêtres du bâtiment d'en face. Je me suis aperçue que j'avais toujours envie de parler de la poétique de la neige et du trésor de la langue française, même si en ce moment je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire des phrases commençant par en ce moment. J'ai arrêté de courir entre les flaques d'eau et de me réfugier sous les porches. J'ai 32 heures de cours par semaine, divisées entre deux facultés et quatorze matières, et entre tout ça je vais travailler au premier étage de la sorbonne, dans cette bibliothèque magnifique, où je m'entraîne à faire tourner mon stylo autour de mon pouce, et à résumer en une phrase 5 mois, un contrat de travail agricole, un cdi de babysitter et un travail au noir dans une boulangerie. Grosse efficacité. J'ai aussi beaucoup écrit dans des trains, peut-être que je résumerai ça plus tard.

Et si tu es triste,

je te raconterai

des histoires

de citrons verts et

de paysages maritimes.


Publié par milkamaniac

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